| Musique trop forte: un risque pour l'audition des jeunes |
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| Ecrit par Philippe Kiener | |
| 09-03-2006 | |
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"La musique est en train de faire des ravages sur l'audition des jeunes qui l'écoutent à des niveaux sonores comparables à ceux du milieu industriel, supérieurs à 90 décibels", a confié mercredi à l'Associated Press le Pr Christian Gelis, président de la JNA et biophysicien. Selon l'enquête JNA-AD'hoc Research, le pop/rock et la variété française sont les styles de musique les plus écoutées: elles le sont par six jeunes sur dix au moins. "Les niveaux sonores ont augmenté depuis une quinzaine d'années, les musiques, notamment le rock, demandant plus de volume", a poursuivi Christian Gelis. "Dans les discothèques, ces niveaux sont en principe limités à 105 dB, mais certains orchestres de rock disent qu'ils ne peuvent pas jouer à moins de 110 dB", a-t-il déploré. Selon lui, "50% des jeunes exposés ont déjà ressenti des acouphènes (sifflements) ou une audition cotonneuse, ce qui témoigne d'une souffrance cellulaire, même si ces effets passent. Nous avons un nombre limité de cellules sensorielles qui ne se renouvellent pas. Et ces lésions sont irréversibles". Si les jeunes sont conscients des dangers de telles expositions sur l'audition (99% le sont, selon l'enquête JNA-AD'hoc Research), "leur information est incomplète", a estimé le Pr Gelis. "Ils ne croient pas que cela puisse les handicaper pour l'avenir". Et pourtant! Pour en savoir plus: Ecris par Florence Sebaoun |
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| Dernière mise à jour : ( 09-03-2006 ) |
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En France, cinq millions de personnes sont concernées par des troubles de l'audition, parmi lesquelles 10% ont moins de 18 ans. En cause, à cet âge, les niveaux sonores élevés, sources d'un vieillissement prématuré et irréversible du système auditif. La journée nationale de l'audition (JNA), dont la 9e édition se tient jeudi dans toute la France, sera l'occasion d'informer le public sur ces dangers.




